Son âge et son parcours ont évité à Pasqua la prison ferme
Les juges invoquent l’âge et le parcours de M. Pasqua.Quid de ses menaces à peine voilées de “balancer” ?
« Compte tenu de l’âge de M. Pasqua et de son passé au service de la France, il y a lieu d’assortir du sursis la peine prononcée », écrit la Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction compétente pour juger un ministre pour des faits commis dans l’exercice de ses fonctions, dans ses attendus consultés par l’AFP.
Les affaires politico-financières : un mal français (mais pas que …)
Le sénateur du parti présidentiel UMP (droite), 83 ans, a été condamné vendredi à un an de prison avec sursis pour une affaire de détournements de fonds au préjudice de la Sofremi, une société sous tutelle du ministère de l’Intérieur.
Un “personnage”
Charles Pasqua fut une personnalité incontournable de la droite française et du gaullisme, dans les années 1980 et 1990. Il est aussi un homme de réseaux, notamment en Afrique et en Corse, son île d’origine.
Il a déjà été condamné dans plusieurs affaires par des juridictions ordinaires, pour des faits commis lorsqu’il n’était pas ministre.
Un Belge parodie la carte de France
Une réponse à l’erreur de TF1 : un Belge a mis la France à l’envers sur Facebook. La Corse est hexagonale et la France est une
île.
Cela ressemble à une basse vengeance. Une bête blague de collégien attardé. Imaginée par un Belge excédé par l’ignorance géographique de ses voisins français. L’objet du délit : inverser la Corse et la France à l’image de la bourde des infographistes de la chaîne de télé TF1 qui ont confondu la Wallonie et la Flandre en plein journal de 20 heures. C’est simple, sans équivoque et cela fait gentiment rire. Cet hexagone nouvelle mouture fait le tour du web via le réseau social Facebook.
La polygamie, motif de retrait de la nationalité ?
L’emballement médiatique est devenu récurrent
L’affaire du « mari polygame de la conductrice au niqab » a atteint la disproportion. Mais cette fois, dans un pays où l’emballement médiatique est devenu récurrent, c’est le politique qui est à l’origine de l’ampleur donnée à un fait divers isolé. Cette affaire va si loin qu’elle pourrait même déclencher une évolution de la loi sur l’attribution et le retrait de la nationalité française.
Un emballement médiatique et politique
Depuis que le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a demandé l’examen des conditions de retrait de la nationalité française concernant le mari de la contrevenante, ce qui à l’origine était une prune, est devenu une bouillante affaire politique.
Une méthode gouvernementale à base de coups de force
Brice Hortefeux s’est précipité sur cette affaire intervenue au lendemain de l’annonce par Nicolas Sarkozy d’un projet de loi sur l’interdiction totale de la burqa dans l’espace public. Une brusquerie récurrente dans la méthode du gouvernement, qui affectionne les coups de force.
Vers une loi anticonstitutionnelle ?
Le chef de l’État et le Premier ministre s’exposent à une censure du Conseil constitutionnel, qui devra examiner si la loi est applicable. « On est prêt à prendre des risques juridiques parce que nous pensons que l’enjeu en vaut la chandelle » (sic), a osé prononcer François Fillon.
« Si on est déchu de sa nationalité française parce qu’on a des maîtresses, alors beaucoup de Français peuvent l’être ». A moins que cette loi ne s’applique qu’aux français de confession musulmane ?
Enfin, autre trait caractéristique de la majorité confirmé dans cette affaire : ce qui est dénoncé par la gauche comme une « instrumentalisation », pourrait orienter le projet de loi relatif à la nationalité et à l’intégration, préparé par Éric Besson.
« Fais pas le malin », nouveau « tube » de Sarko
Le président Nicolas Sarkozy a légèrement rabroué jeudi à Chambéry un jeune homme qui lui manifestait son hostilité, en lui lançant : « Fais pas le malin ! » A son arrivée, le chef de l’Etat, qui venait participer à la célébration du 150e anniversaire du rattachement de la Savoie à la France, s’est livré à un bain de foule. Là, il a serré la main d’un jeune homme qui ostensiblement l’a ensuite essuyée sur ses vêtements en manifestant du dégoût. « Fais pas le malin », lui a lancé, par trois fois, le président.
Un précédent dans toutes les mémoires
L’incident rappelle le « Casse-toi, pauvre con ! », lancé à un badaud qui avait refusé de lui serrer la main en 2008, lors d’une visite du salon de l’Agriculture . La scène filmée, relayée sur le net, avait provoqué un tollé. (afp)
Le cri d’une France déçue et fatiguée
Un cri qui résonne encore plus fort depuis le premier tour des régionales, marqué par un taux d’abstention historique. Son auteur ? Jean-Paul Delevoye, le médiateur de la République.
Une France en voie de fragmentation
La société a quitté le champ des espérances collectives pour se réfugier dans le chacun pour soi. Quand vous ressentez que le politique a donné la priorité à la conquête du pouvoir et qu’un écart s’est creusé entre ce qu’il a dit pour séduire et ce qu’il a fait pour gérer, vous n’êtes plus tenté d’aller voter.
Les individus ne veulent plus faire d’efforts pour une nation à laquelle ils ne croient plus. Les régions riches ne veulent plus aider les régions pauvres, cela se voit en Belgique aussi. La citoyenneté a disparu au profit d’une « consommation » du politique…
Quand la violence n’est pas que physique
En France, c’est parce qu’on a un système de protection élevé que la peur de perdre cette protection est si importante. C’est pour cela que je parle de « peur psychique ». Une peur qui génère des tensions dans la société.
Nicolas Sarkozy peaufine une (nouvelle) nouvelle image
La gauche, dans le sens du poil
«J’ai changé », disait Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle, il y a deux ans et demi. « J’ai changé », répète-t-il
Enfiler l’habit d’homme d’Etat.
Objectif : arrondir les contours de sa personnalité et habiter la fonction. Convaincu que son image compte pour beaucoup dans son impopularité, il s’emploie à gommer toutes les aspérités de son début de mandat : le côté bling-bling et l’impulsivité de son caractère. Il confesse ses erreurs : la soirée au Fouquet’s ou le « Casse-toi, pauv’ con » du Salon de l’agriculture. « Mon bilan est sans doute imparfait », avoue-t-il.
Une entrevue complaisante ?
Le choix d’un hebdo de gauche, qui ne l’a jamais épargné, n’est pas un hasard. Quitte à tenir le service politique du journal à distance, l’interview ayant été réalisée par le patron, Denis Olivennes, et par Philippe Labro. Quitte à dérouter ses interlocuteurs. « Nous avions conscience qu’un entretien est aussi une tribune », confessent-ils.
Ouverture !
On la retrouve vantée à tous les étages. Niveau 1, la méthode : « Plus ça va et plus je pense que le sectarisme est le pire défaut. » Niveau 2, le casting : « Je pourrais nommer quelqu’un qui se reconnaîtrait dans l’action que je mène », dit-il, en réponse à une question sur l’éventualité de nommer un Premier ministre de gauche. Niveau 3, le fond : « L’humanisation des prisons, j’en ai fait une priorité de mon mandat »
Le mea culpa
Il faut un temps pour entrer dans une fonction comme celle que j’occupe, pour comprendre comment cela marche, pour se hisser à la hauteur d’une charge qui est, croyez-moi, proprement inhumaine.
Nicolas Sarkozy tente de réparer ce qui, dès les premiers mois de son mandat, a conduit à un dévissage dans l’opinion : son image.
Ce sont les principes républicains : qui doit être responsable, celui qui est élu ou celui qui est nommé ? Je m’engage totalement, complètement, c’est ma nature.
On reproche régulièrement à Nicolas Sarkozy, omniprésent, d’éclipser son Premier ministre. François Fillon n’apparaît souvent que comme un simple exécutant.
La crise, ce n’est pas la fin des réformes. [...] Mais je dois tenir compte des critiques [...]. J’écoute, j’apprends, peut-être que je progresse.
Nicolas Sarkozy cherche à rassurer la droite : non, il n’est pas en voie de « chiraquisation »
Sarkozy relance son règne au Château
L’hyperprésident s’adresse au congrès des élus sous les ors de Versailles 
La symbolique a de quoi remuer. Le président de la République au château de Versailles ! « Un discours du trône », moque déjà l’opposition.
Reprendre la main
Depuis quelques jours, la droite lance des ballons d’essai sur un éventuel report de l’âge de la retraite. Mais revenir sur la retraite à soixante ans, un acquis social historique du premier mandat de François Mitterrand, demeure tabou en France. La laïcité aussi devrait être au cœur du discours. En pleine polémique sur l’opportunité d’interdire ou non la burqa, Nicolas Sarkozy veut s’emparer du débat.
Une séparation des pouvoirs bafouée
Ce ne serait pas la première fois que le chef de l’Etat, surnommé l’« hyperprésident », éclipserait le Premier ministre [...] Il faut dire qu’il s’agit d’une grande première dans l’histoire de la Ve république. Jusqu’alors, jamais un président n’avait eu le droit de s’adresser directement aux Assemblées. Depuis 1875, il était interdit au chef de l’Etat de parler aux élus pour éviter qu’il leur dicte sa volonté. Une façon de cimenter la séparation des pouvoirs.
Un roi en République
Nicolas Sarkozy s’est lui-même taillé le costume du roi. Il avait fait voter – à une voix près : celle du socialiste Jack Lang ! – cette réforme constitutionnelle il y a un an pour lui permettre de s’adresser quand il le souhaiterait aux élus.
Sarkozy : l’an II débute dans la désillusion
Devant des dizaines de journalistes témoins de son fulgurant galop vers le pouvoir, Nicolas Sarkozy savourait déjà sa victoire, en selle sur un cheval blanc, sous le soleil de Camargue. C’était il y a tout juste un an. Un siècle. Tout, promettait-il, était possible. Depuis, l’humeur n’est plus à la fête pour cet ambitieux cow-boy qui voulait décréter la rupture comme on part à la conquête de l’Ouest.
L’an 2 du « sarkozisme » démarre sous les pires auspices. La majorité se délite (le député Hervé de Charrette dénonce « un exécutif qui rend les réformes haïssables »), les caisses sont vides, et l’image présidentielle s’est écornée. « Cette première année du quinquennat s’achève dans un contexte extrêmement difficile pour Sarkozy, explique Frédéric Dabi, directeur du département opinion de l’Ifop. Il ne recueille plus qu’un tiers de satisfaits, contre deux tiers de mécontents.
Le paradoxe, c’est que Sarkozy, qui avait toutes les cartes en main, donne l’impression d’avoir été incroyablement actif… et en même temps d’avoir perdu un an. Toutes les mesures qui ont été prises, que ce soit sur les universités, la carte judiciaire, les multirécidivistes, les régimes spéciaux de retraite sont des réformes approuvées par l’opinion. Mais en même temps, ce ne sont pas celles auxquelles les Français aspirent le plus. Leurs attentes portent sur le front économique et social. Sarkozy s’est donc beaucoup agité, mais en lançant des chantiers qui paraissent secondaires alors que les grands dossiers sont toujours là. »
Le séjour du couple chez la reine d’Angleterre a été perçu comme un succès et comme une étape dans le processus de « représidentialisation » de Nicolas Sarkozy. Un processus qui passe aussi par une incarnation plus… mitterrandienne du pouvoir.
Veaux, vaches, cochons et pauvres cons
Où Chirac aurait beaucoup à apprendre à Sarkozy
C’était d’ordinaire un rendez-vous aussi obligé que bon enfant. On mangeait du saucisson, on buvait la gnôle du pays, on élisait la plus belle Salers tout en caressant les bêtes à l’arrière-train et l’agriculteur dans le sens du poil.
Le “buzz”
En quelques heures, plusieurs centaines de milliers d’internautes ont vu Nicolas Sarkozy s’énerver en présence de son ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, visiblement accablé. Au point que l’annonce que voulait faire le président – demander que la gastronomie française soit inscrite au patrimoine mondial de l’humanité – a été complètement occultée
Sarko : la doctrine plutôt que le réel
Un Discours sur les valeurs mais peu d’annonces concrètes. Nicolas Sarkozy veut agir mais s’essouffle. 
Un parterre de six cents journalistes dont bon nombre d’étrangers et une impressionnante brochette de ministres. Jamais ces dernières années on n’avait vu pareille affluence à l’Elysée. C’est dire l’importance du message que Nicolas Sarkozy était censé délivrer, hier, pour la première conférence de presse de son quinquennat. « Le monde entier est suspendu à mes lèvres », ironisait d’ailleurs lui-même le président dès la deuxième question posée.
Oubliées les promesses de campagne ?
Après huit mois d’exercice du pouvoir, Nicolas Sarkozy continue de juger insupportable l’écart ressenti par les Français entre les statistiques économiques et leur vie quotidienne. Mais celui qui pendant les longs mois de la campagne électorale se présentait sans cesse comme le futur « président du pouvoir d’achat » ne place plus du tout la question au centre de son discours. « Il y a bien d’autres sujets qui préoccupent les Français, comme l’éducation, la sécurité, l’immigration ou la santé », explique-t-il même.
Des discours, des discours
L’homme autrefois si pragmatique se fait désormais beaucoup plus doctrinaire. Durant un long discours liminaire de près d’une heure, le président a décliné sa vision de la « politique de civilisation » qu’il entend mener. Un concept emprunté au philosophe Edgar Morin et qu’il avait déjà brièvement évoqué lors de ses vœux de nouvel an. « La France doit être l’âme de la renaissance dont le monde a besoin », justifie-t-il
« L’urgence est partout et je m’étonne qu’on puisse penser qu’on aille trop vite », dit-il. Mais les nouveaux chantiers qu’il veut lancer, hormis le « plan banlieue » qui sera dévoilé dans un mois, restent pour la plupart au stade du symbole ou de la réflexion.